La technique par DJ MoRo



Tout sur les fichiers mp3

MP3 Le MPEG-1/2 Audio Layer 3, plus connu sous son abréviation de MP3, est la spécification sonore du standard MPEG-1, du Moving Picture Experts Group (MPEG). C'est un algorithme de compression audio (voir aussi codec) capable de réduire drastiquement la quantité de données nécessaire pour restituer de l'audio, mais qui, pour l'auditeur, ressemble à une reproduction du son original non compressé, c'est-à-dire avec perte de qualité sonore significative mais acceptable pour l'oreille humaine. Toutefois l'usage du MP3 peut introduire une déformation des sons qui heurte les mélomanes, et conduire à une augmentation du volume sonorr. (Cependant l'article cité semble confondre compression de données et compression acoustique, et oublie de mentionner les différents types d'encodages ainsi que les différentes qualités d'appareils de diffusion, ce qui relativise les dommages musicaux et sanitaires du MP3.) L'extension de nom de fichier est .mp3 et le type MIME est audio/mpeg. Ce type de fichier est appelé « fichier MP3 ». Un fichier MP3 n'est soumis à aucune mesure technique de protection (cf. gestion numérique des droits).

Utilisation

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Ce format populaire de compression audio permet une compression approximative de 1:4 à 1:12. Un fichier audio occupe ainsi quatre à douze fois moins d'espace une fois compressé au format MP3. La réduction de taille facilite le téléchargement et le stockage de données musicales sur un support numérique, tel qu'un disque dur ou une mémoire flash. Il a également été largement mis en œuvre en diffusion numérique dans les récepteurs T-DMB Radio dont la spécification a été adoptée par l'ETSI en 2005. En effet le MP3 appartient à la même famille de norme MPEG Audio que le MP2 utilisé en radiodiffusion numérique (TNT et T-DMB Radio). Un simple transcodage binaire du format MP2 audio diffusé au format MP3 enregistré est réalisé dans les terminaux T-DMB, autorisant ainsi la mise sur le marché de terminaux baladeurs/récepteurs audionumériques.

Le taux de compression peut être augmenté en choisissant un débit binaire (en anglais bitrate) plus faible. On considère en général qu'il faut au moins 128 ou kilobits par seconde (kbit/s) pour bénéficier d'une qualité audio acceptable pour un morceau de musique. À 8kbit/s, le son devient fortement altéré (bruits parasites non attendus, spectre «sourd», …).

Taux de compression

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L'efficacité de la compression des codeurs avec perte est habituellement définie par le débit binaire, puisque le taux de compression dépend de la taille de l'échantillon et de la fréquence d'échantillonnage du signal d'origine. Toutefois, les paramètres du disque compact sont souvent utilisés comme référence (44,1 kHz, 2×16 bits). Et aussi parfois, ceux du DAT SP (48kHz, 2×16bits). Le taux de compression pour cette référence est plus élevé, ce qui montre la complexité de la définition du terme «taux de compression» pour les codeurs avec perte.

Fraunhofer-Gesellschaft publie sur son site Web officiel les taux de compression et les débits de données pour le MPEG-1 Layer I, II et III

Ces valeurs ne disent pas grand-chose sur la qualité du résultat obtenu, puisque la qualité ne dépend pas seulement du format de codage du fichier, mais également de la qualité de l'algorithme psycho-acoustique utilisé par le codeur. Typiquement, les codeurs layer Iutilisent un algorithme très simple, d'où un résultat nécessitant un débit supérieur pour un codage transparent.

En considérant de bons codeurs, on obtient:

Les débits présentés ne sont donc pas équivalents en termes de qualité, et les qualités ne sont pas forcément optimales. De plus, la qualité du codeur est un facteur très important. Ainsi, avec les premiers codeurs, il était généralement admis que 128 kbit/s avec le Layer III n'avait pas un son excellent, mais tout juste raisonnable. La génération de codeurs actuels permet d'obtenir un son tout à fait correct à 128 kbit/s avec le Layer III.

Si l'on est soucieux de la qualité et pas seulement du débit, on utilisera plutôt les valeurs suivantes:

La stéréophonie a un débit exactement deux fois supérieure à la monophonie si la qualité est identique pour ces deux modes d'écoute. Le mode stéréo joint diffère de la stéréo simple car il n'encode pas séparément les deux canaux gauche et droit si les informations sonores sont identiques, permettant un gain de qualité par rapport à la stéréo classique avec une même valeur de compression. Le procédé de la stéréophonie est un encodage dit différentiel de même type que celui utilisé pour la radiodiffusion en FM stéréo.

Étiquettes

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Outre le fait de stocker la musique de façon très compacte tout en conservant une qualité acceptable, le MP3 apporte une fonctionnalité rarement présente sur les formats audio qui l'ont précédés: les métadonnées,«metadata» en anglais (données sur les données). En clair, le fichier MP3 ne contient pas seulement la musique mais peut également apporter des informations sur celles-ci (telles que l'interprète, le titre, le nom de l'album, la pochette, les paroles ou du karaoké). Ces informations sont stockées sous forme d’étiquettes (tag en anglais) dont il existe plusieurs versions.

Le format MP3 initial ne permettait pas de stocker des étiquettes, tout au plus, il permettait de préciser certains paramètres binaires comme le fait que le morceau soit protégé ou non par copyright ou le fait qu'il s'agisse d'un original ou d'une copie.

Les étiquettes MP3 sont enregistrées au format ID3 (version 1 ou 2). Les caractères alphanumériques sont codés en code A.S.C.I.I. soitAmerican Standard Code for Information Interchange 255 (8 bits, ou un octet). Il autorise donc les majuscules, mais aussi minuscules et lettres accentuées.

Source des textes: wikipedia